Présentation de la commune

Jean-Luc DION, Maire depuis 2001

1081 habitants

Les Thiverniens

Superficie : 2,06 km2

Thiverny (60160) dépend de l’agglomération Creil Sud Oise

A.C.S.O

Région : Hauts-de-France

Les communes les plus proches de Thiverny : Montataire (60160) / Cramoisy (60660) / Saint Maximin (60740) / Saint Leu d’Esserent (60340) / Saint Vaast lès Mello (60660) .

Vous pouvez contacter la mairie de Thiverny par courrier : Adresse : 8 rue Hubert Grison 60160 Thiverny

Tél : 03 44 25 57 44 Fax : 03 44 24 27 42

SON ORIGINE


Thiverny fut créée en 918. Elle fût l’une des premières localités de la région. Mais il existait déjà un village sur ce même terrain au temps de la Préhistoire, il s’appelait Tiverniacus, nom donné par un latiniste, Tiberinus.

SON PASSÉ


Comme nous venons de le dire, il existait un village celtique, au Vème siècle avant Jésus Christ. Sa superficie était de plus de deux hectares et il était entouré d’un fossé pour remédier à tout danger d’inondation, qui était grand à cette époque. De nombreux vestiges d’habitations et de foyers furent découverts. Des grottes servaient de réserves alimentaires. Là, nous avons retrouvé, écrasés en tas, des tessons ayant appartenu à des vases de grandes dimensions. Il exitait un sanctuaire et les archéologues ont retrouvé un monument préhistorique, qui était sûrement une enceinte. Ce monument semble avoir préparé la belle création d’un beau sanctuaire, qui sera construit quelques siècles plus tard au pied de la falaise.

Ainsi, le nom de "Les Carrières" donné à ce lieu repose sur une réalité très ancienne : l’exploitation plusieurs fois millénaire de la pierre pour la construction.
C’est au XIXème siècle que l’exploitation des carrières a connu son âge d’or. Avec l’industrialisation et la proximité de la vallée de l’Oise, le travail des carriers s’est professionnalisé jusqu’à la moitié du XXIème siècle.
Les carrières de Thiverny ont donné un matériau de grande qualité, très dur, connu sous le nom de liais.
Les carrières ont ensuite été transformées en champignonnières qui ont elles-mêmes progressivement disparu, laissant la nature reprendre peu à peu ses droits.
Des carrières souterraines sont encore visibles en se promenant sur le chemin de randonnée longeant le parc de la Maladrerie, en remontant vers le plateau agricole.

Aujourd’hui les gravières laissent place à un espace naturel comme l’étang de la Maladrerie, ancienne gravière dont les matériaux ont été utilisés pour la construction du stade de France.
Grand de plusieurs hectares, il est devenu le refuge de nombreuses espèces faunistiques et floristiques telles que : alliaires, consoudes, tussilages, martin-pêcheurs, foulques, poules d’eau, cygnes, hérons cendrés, grèbes huppées...

De l’époque Gallo - Romaine, on a retrouvé également de nombreux vestiges de poteries, mais aussi l’existence d’une piscine. On y descendait par un escalier flanqué d’un mur.

Beaucoup plus tard, lors de la création du chemin de fer, la voie de Senlis à Beauvais passait par Thiverny. En 1887, une souscription volontaire fut ouverte dans la commune pour l’établissement d’une halte entre Montataire et Thiverny. A cette époque, on avait ramassé 389 Francs. La gare fut créée à l’emplacement des abattoirs. Des descendants de ces anciennes familles demeurent encore dans notre commune.

NOTRE VILLAGE PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Durant les mois de mai et juin 1940, la commune, administrée par Jean Cassé, subit des bombardements allemands prenant pour cible la voie ferrée, les ponts sur l’Oise, les axes routiers et l’aérodrome de Creil. Durant l’occupation, Thiverny devint un site stratégique pour l’armée allemande en raison de sa situation à proximité de sites industriels, de l’Oise et du centre de triage ferroviaire “ Le Petit Thérain ”.
Bombardement allié du centre de triage du Petit-Thérain, à Thiverny, en mars 1944.

Durant le printemps et l’été 1944, les carrières souterraines de Saint-Leu-d’Esserent-Thiverny furent utilisées par les Allemands comme lieu d’assemblage des armes de représailles de type V1 protégé par une importante DCA installée notamment sur le plateau de Thiverny. Citation à l’ordre du Régiment “ Commune sinistrée, a subi 28 raids aériens au cours de la guerre 1939-1945. Nombreuses habitations détruites ou endommagées, neuf habitants tués au cours des opérations de guerre.” Un site stratégique. Une Résistance active. Agglomération ouvrière aux militants communistes actifs, le Creillois connut une forte activité résistante organisée notamment par les cheminots. Outre la recherche de renseignements, les résistants réalisèrent des actions de sabotages, notamment sur le site du Petit-Thérain, et diffusèrent de la propagande anti allemande et anti vichyste. Le Patriote de l’Oise, journal du Front National de Lutte pour l’Indépendance de la France, fut ainsi édité chez un épicier de Thiverny. En recherche de tickets de rationnement et de papiers d’identité, le groupe FTP Valmy attaqua la mairie de Thiverny le 21 janvier 1944. Durant l’été suivant, Thiverny connut de nombreux bombardements par l’aviation alliée cherchant à détruire les voies de communication, notamment ferroviaires, et les sites d’assemblage de V1. Trois raids furent particulièrement destructeurs pour Thiverny : le 12 juillet (168 Halifax, 46 Lancaster et 8 Mosquito), la nuit du 19 au 20 juillet et le 5 août (196 Halifax, 60 Lancaster, 7 Mosquito). Le village fut relativement épargné par les bombes détruisant principalement les installations industrielles.

SES EDIFICES



- La Ville possède une église, considérée comme l’une des plus anciennes du département. Une église "primitive" existait déjà au XIème siècle mais celle que nous voyons aujourd’hui fut construite au XII - XIII et XIVème siècles. Elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1930.

Elle est campée sur une colline pittoresque de Thiverny. Vous remarquerez à son portail, en applique, d’un beau style, les chapiteaux où des figures grossièrement traitées (plutôt des masques) portent de longues nattes, des moustaches torses et des cheveux en mèches spiroïdes, les chevrons brisés des archivoltes, le cordon de plantes qui les cerne.
Au pied de cette église était enraciné, comme une légende, un énorme buis arborescent plusieurs fois centenaire. En 1964, on a constaté la disparition de ce buis, mort de vieillesse probablement.

L’église est placée sous le vocable de Saint-Leufroy, abbé au Diocèse d’Evreux mort en 738. Il fonda près de cette ville un monastère à la Croix St Ouen, maintenant appelé la Croix St Leufroy.

Le choeur du style gothique a été refait en 1870. Au dessus de l’autel un rare et fort intéressant vitrail du XIIIème siècle représente son Saint Patron, classé monument historique en 1905.

Dans le choeur, à droite, une niche recèle une chasse contenant les reliques du Saint Patron.

Au siècle dernier une procession avait lieu le 21 juin avec les reliques et la statue de St Leufroy coiffée d’une couronne de fleurs.

Avant le concile de Vatican II, une toile ancienne surmontait le maître autel. Quand il a fallu déplacer celui-ci pour permettre aux officiants d’être face aux assistants, cette toile fut décrochée. Cela permit la découverte d’une peinture murale. Ainsi ces deux oeuvres restaurées furent mises en valeur, la toile est dorénavant accrochée au dessus du portail d’entrée.

La cloche de l’église a été posée en 1872.

Le fondateur s’appelait Hidebrant à Paris

Elle a pour parrain, le Baron de Condé et pour marraine, Madame la Baronne de Condé.

L’église mesure environ 83 mètre de hauteur.

- En 1919, une donation de la population fut faite pour bâtir un monument à la mémoire des enfants de la commune morts pour la France. Ce monument se trouve à l’intérieur de notre cimetière.


 

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